DIPLOMATIE Le chef de l'Etat a peu goûté les commentaires du président syrien…

20 Minutes avec AFP

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Le président français Emmanuel Macron en compagnie du secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg le 19 décembre 2017 à l'Elysée (Paris). — Francois Mori

Emmanuel Macron a qualifié ce mardi d'« inacceptables » les vives critiques prononcées la veille par le président syrien Bachar al-Assad, qui a accusé la France de « soutien au terrorisme ».

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Au cours d'une conférence de presse avec le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, le président français a indiqué : « Nous avons été cohérents depuis le début », en luttant contre un seul ennemi, « Daesh », en Syrie.

La France pas « en position de donner une évaluation d'une conférence de paix »

« C'est pour cela que les propos étaient inacceptables » car « si quelqu'un a combattu et peut gagner d'ici fin février c'est la coalition internationale », a-t-il poursuivi. Qualifiant également de « déplacés » les propos d'Assad, Macron a en outre précisé que le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian lui avait bien répondu en disant ce lundi à Washington : « Quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion. »

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Ce lundi, le président syrien avait clamé que la France n'était pas « en position de donner une évaluation d'une conférence de paix ». La raison selon lui : « La France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours » du conflit. Il faisait alors référence au soutien apporté par Paris aux rebelles qui luttent contre son régime depuis 2011.