POLITIQUE « Si on n'est pas capable d'être candidat, c'est sans doute parce qu'on a perdu déjà une partie de la défaite », a lancé le président de la région Auvergne Rhône-Alpes...

20 Minutes avec AFP

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Laurent Wauquiez, président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le 3 septembre 2017 au Mont Mezec — Alain ROBERT/SIPA

Le vice-président de LR Laurent Wauquiez, favori de l'élection à la présidence des Républicains en décembre, s'est est pris mercredi soir aux responsables de son propre parti qui le critiquent, estimant qu'à défaut d'être candidats ils devraient se taire.

« En politique il y a une règle, soit on est candidat soit on se tait », a dit Laurent Wauquiez dans l'émission Conversations sur i24, visant les présidents de la région Hauts-de-France et Ile-de-France, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, qui se revendiquent d'une ligne moins droitière que la sienne.

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« Si on n'est pas capable d'être candidat, c'est sans doute parce qu'on a perdu déjà une partie de la défaite des idées et de la capacité à être une force d'entraînement », a ajouté Laurent Wauquiez.

« Je préfère ceux qui font les charges sabre au clair »

« Je comprends les ambitions contrariées, les égos chiffonnés, nous on a une famille politique à reconstruire, je n'aime pas tellement les tireurs embusqués, je préfère ceux qui s'engagent sur le terrain de campagne, je préfère ceux qui font les charges sabre au clair, je préfère ceux qui ont du souffle, de l'envie, que ceux qui sont les snipers de derrière la ligne de front », a encore lancé le président de la région Auvergne Rhône-Alpes. Il a souligné que « 136 parlementaires (le) parrainent, bien au-delà de ce qu'a eu François Fillon (ou) Nicolas Sarkozy ».

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« Je suis en train d'apporter la démonstration qu'on peut à la fois assumer ses valeurs, être de droite, totalement de droite (…) et en même temps rassembler », a-t-il ajouté, avant de citer une formule attribuée à Philippe Séguin : « Laissez les petites gens faire cuire leur petite soupe dans leur petit coin avec leurs petits appétits ».

Une « plateforme » politique avec Marion Maréchal-Le Pen ?

Interrogé sur le mouvement Sens commun, émanation de la Manif pour tous, dont l'un de ses concurrents pour la présidence de LR, Daniel Fasquelle, a demandé l'exclusion, Laurent Wauquiez a souligné qu'il avait demandé une « clarification » après des déclarations controversées de son président Christophe Billan.

« Je dis à Christophe Billan : "vous devez immédiatement clarifier, il ne peut pas y avoir la moindre ambiguïté sur vos propos" », a dit Laurent Wauquiez, promettant d'être « intransigeant » pour interdire « la moindre alliance avec le FN ». Dans un entretien à L'Incorrect, un mensuel où travaillent plusieurs proches de Marion Maréchal-Le Pen, Christophe Billan s'est dit prêt à construire une « plateforme » politique avec l'ex-députée FN du Vaucluse.