IMPARTIALITE Une nouvelle audience débutera le 29 janvier toujours devant la cour d'assises du Puy-en-Velay, mais devant de nouveaux jurés...

20 Minutes avec AFP

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Riom (Puy de Dôme), le 14 novembre 2016. Nicolas Chafoulais, le père de Fiona devant la cour où sont jugés Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf. — Thierry Zoccolan / AFP

Nicolas Chafoulais est en colère contre la justice. Le père de Fiona a demandé mercredi le dépaysement du nouveau procès de la mère de la fillette et de son ex-compagnon, soupçonnant un manque d'impartialité de la justice après le renvoi à janvier de leur procès en appel.

« Je me pose réellement des questions sur le fait que le procès continue de se dérouler en Auvergne. Il devrait être délocalisé », a déclaré à la presse Nicolas Chafoulais.

Nicolas Chafoulais soupçonne « des arrangements entre amis »

Lundi, les avocats de la défense avaient obtenu le renvoi du procès en appel de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf, qui se tenait devant les assises de Haute-Loire au Puy-en-Velay. Me Renaud Portejoie et Me Mohamed Khanifar avaient quitté le palais de justice avec fracas vendredi après-midi, estimant que « leur probité » avait été « mise en cause » par l'avocate d'une association de protection de l'enfance, Me Marie Grimaud.

>> A lire aussi : Pourquoi le procès de Bourgeon et de Makhlouf est-il renvoyé en janvier 2018?

« Très en colère » contre la Justice, Nicolas Chafoulais a soupçonné « des arrangements entre amis » ayant conduit à cette décision. « Je me pose la question. Ils sont tous proches ici », a-t-il ajouté, assumant un « sentiment personnel », non partagé par son avocat qui s'est désolidarisé de ses propos. « Ce n'est pas correct. Il ne devrait pas y avoir de parti pris pour l'un ou pour l'autre », a expliqué Nicolas Chafoulais, regrettant qu'on ait « pas beaucoup parlé de Fiona », lors de la première semaine du procès en appel.

« Ce n'était pas un procès mais du cinéma, une grande pièce de théâtre géante », a encore ironisé ce père de famille, qui a obtenu la garde de la petite sœur de Fiona. « Le procès aurait dû continuer. Je ne comprends pas qu'on en arrive là pour si peu », a-t-il encore regretté. La nouvelle audience débutera le 29 janvier devant cette même cour d'assises du Puy-en-Velay, mais devant de nouveaux jurés.